Test : Grimm: Dark Legacy

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Grimm: Dark Legacy est un jeu développé par Artplant et paru le 2 novembre 2016. Il s’agit d’un jeu de survie qui pourrait faire penser à Don’t Starve. Mais ici, on incarne un grimm, et il s’agit de trouver des ressources afin de survivre dans un monde peuplé de Wesens.

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Pour rappel, Grimm est une série qui a fait ses débuts en 2011 et où on retrouve Nick Burckhard, policier de Portland… et grimm. Un grimm est une personne capable de voir les Wesens, des êtres fantastiques souvent inspirés d’animaux. Ainsi, Nick découvre avec horreur que le monde est peuplé de Bludbads, Fuchsbaos ou encore d’Hexenbiests. Nick descend d’une longue lignée de grimms fermement décidés à décimer les vils Wesens qui ont choisi de fouler la mauvaise planète. Mais Nick est différent, lui, il défend la diversité ! Grand avocat du multiculturalisme, il refuse d’occire qui que ce soit à cause de ses origines.

Lorsqu’on lance le jeu, les visages de Nick et de Hank apparaissent, provoquant un engouement certain chez les fans de la série. Cependant, l’enthousiasme est de courte durée. On comprend vite qu’on ne va pas contrôler notre cher héros. grimm5Son apparition relève tout simplement du fan service. Dans ce titre, le joueur est aux commandes de l’un des ancêtres de notre grimm bien aimé. La narration se fait par le truchement d’extraits du livre que Nick et Hank lisent dans la fameuse caravane, d’où leur présence.

Le jeu nous offre alors un « éditeur » de personnage dont les options de personnalisation sont aussi variées que les répliques de mon chat. Ainsi, on a le choix entre un personnage masculin et un féminin. Soit dit en passant, leur charisme frôle le zéro absolu, ce qui résulte en une quasi impossibilité pour le joueur de s’identifier à son avatar. Une fois la création du personnage terminée, le joueur commence dans un village. Après quelques explications laconiques et limite lacunaires, il est temps de commencer.

Le jeu se déroule en vue du dessus qui rappelle fortement celle de Don’t Starve. L’on pourrait alors espérer un open world appétissant qui nous permettrait de développer nos talents de survie comme il se doit. La chute se fait douloureuse. En fait, bien que les maps soient grandes, il ne s’agit pas d’un véritable monde ouvert. Le joueur doit choisir sa mission sur
grimm3une sorte de carte et est à chaque fois envoyé dans un niveau différent. Ces « niveaux » sont incroyablement similaires, qu’il s’agisse de ceux en péninsule ibérique, au Maghreb, etc. Si le nombre de lieux proposés par le jeu aurait pu mettre l’eau à la bouche, la pauvre diversité des environnements vient briser nos espoirs.

Le système de craft s’avère classique et ne casse pas trois pattes à un Bludbad. Au début du jeu, notre grimm débute son voyage avec un bout de bois qui lui permet de chasser et de se défendre. Il faudra attendre un peu pour être capable de crafter une arme digne de ce nom et enfin passer à un moment un peu moins frustrant. Il faut l’avouer, se battre avec un bout de bois, ce n’est pas très glamour quand on a vu la série et l’armoire de Nick qui présente tout un arsenal de folie. Mais une fois les armes plus intéressantes craftées, on se sent un peu plus grimm.

Il faut aussi noter certaines mécaniques qui viennent enrichir l’expérience de jeu. Il s’agit ici d’un jeu de survie, et les développeurs ont clairement envie de mettre l’emphase sur le côté « chasseur » des grimms. Le joueur devra donc chasser pour récolter de la viande sur les grimm-dark-legacy-featurespauvres hères qui passent par-là, sans oublier les biches et autres lapins assez infortunés pour croiser notre chemin. Pour ce faire, il est possible de les pister. Les êtres vivants laissent des traces là où ils passent (et trépassent). Il nous suffit donc de les suivre pour trouver un petit steak à se mettre sous la dent.

Dans Grimm: Dark Legacy, il faut faire bien attention à l’environnement. Outre les baies et autres fruits classiques que présentent généralement les jeux de survie, le joueur croisera également des fleurs aux allures magiques. Ces fleurs blessent l’avatar, mais aussi les ennemis ! Ainsi, il est possible d’utiliser ces pièges naturels pour se défaire des ennemis les plus coriaces. Mais prenez garde à ne pas vous piéger vous-même, dans Grimm: Dark Legacy, la mort ne pardonne pas et vous renverra au premier niveau sans autre forme de procès. Les décès s’avèrent donc quelque peu punitifs, quel doux euphémisme.

Survivre dans ce jeu demande de la pratique. Il faut penser à ne pas mourir de faim (la jauge de faim se vide assez rapidement lorsque le joueur frappe, court, voire quand il respire), mais aussi maîtriser les esquives. Une petite pression sur le bouton correspondant permet au joueur de fuir dans la direction du curseur. Cette méthode d’esquive est assez difficile àmaîtriser, en ce qu’il n’est pas toujours aisé de frapper l’ennemi après avoir esquivé. En effet, on a tendance à fuir dans la direction opposée à ce qui nous attaque, il faut donc ensuite ramener hâtivement le curseur vers l’ennemi pour l’attaquer. Maîtriser cette mécanique demande un peu d’entraînement. grimm6

Quant aux graphismes, rien de bien transcendant.Ceux-ci restent corrects et permettent d’apprécier de jeu en toute fluidité, tout comme la bande-son, de facture convenable également. On déplore cependant un manque d’ambiance, ce qui ne nous permet pas vraiment de profiter pleinement de l’ambiance enténébrée du monde de Grimm. On aurait aimé ressentir la lourdeur du fardeau des grimms, un peu comme ce qu’on peut voir dans la série.

APERÇU DE REVUE
Grimm: Dark Legacy
6,5
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