Felis est un titre paru le 28 décembre 2016 et développé par Jose Pedro Díaz. Il s’agit d’un jeu de plateforme où le joueur part à l’aventure pour sauver les maitres du Web, j’ai nommé : les chats. Dans la description sur Steam, on apprend que, non contents d’avoir les pleins pouvoirs numériques, ils ont mené une guerre contre les dragons et qu’ils l’ont remportée. On cherche pas la margaille avec les chats !felis1

Pas chale du tout !

Le jeu débute avec une petite cinématique où l’on voit des petits chats adorables en train de gambader, tranquilles, dans une petite plaine. Il fait beau, la vie est belle, ils préparent leur coup d’État à l’encontre de Google dans la bonne humeur.felis2 Mais pas de bol, en tentant de réduire cruellement un pauvre petit papillon en charpies, ils se perdent et se retrouvent dans un environnement pour le moins inquiétant. Il fait sombre, le paysage est désolé, c’est le chaos. Et bardaf, c’est l’embardée, ils se font kidnapper par de méchants rats.

L’on découvre alors notre avatar occupé à dormir. Il est brusquement réveillé par les appels à l’aide de nos pauvres matous. Ni une, ni deux, il décide de partir à la rescousse des petits poilus en félidétresse. On sort alors de la maison pour découvrir des décors enchanteurs, tous plus colorés les uns que les autres. Il faut l’avouer, le jeu est beau. Les graphismes sont fins et donnent réellement corps à un univers plus que sympathique. Le character design est vraiment intéressant, qu’il s’agisse du protagoniste, des chats, ou encore des ennemis.

Le mensonge des neuf vies 

Le gameplay est quant à lui plutôt classique. Le personnage peut ramasser certains objets et les mettre dans son inventaire, sauter et courir, sans oublier certaines actions contextuelles comme s’accrocher à des lianes ou des chaines, ou pousser des objets. De temps à autres, il est possible de boire une potion pour gagner de nouveaux pouvoirs, comme celui de lancer des boules de feu ou encore de sauter plus haut grâce à des ailes de fée. Mais attention, ceux-ci disparaissent sitôt que notrefelis3 personnage subit des dégâts. Le tout fonctionne plutôt bien, même si l’on peut noter certaines imprécisions ou mécaniques gênantes. Dans les pentes par exemple, le personnage a tendance à partir en arrière lorsqu’il saute, ce qui donne lieu à des situations parfois un peu énervantes. Et, malheureusement, notre avatar ne retombe que rarement sur ses pattes…

Comme dit plus haut, dans Felis, il s’agit de sauver des chats. On avance donc dans les niveaux à la recherche de nos petits compagnons velus. Une fois trouvés et libérés, ils se mettent à nous suivre. Mais attention, ceux-ci peuvent mourir ! Chose assez surprenante quand on ne s’y attend pas. J’en ai fait la découverte bouleversante et brutale lorsqu’une énorme pierre s’est abattue sur l’un des chats de ma suite. Ce moment fut assez perturbant je dois dire… Imaginez la scène : le petit chat me suit, félimbécile en se mettant n’importe où, et se retrouve aplati comme une crêpe sans crier gare.

Cette felis4petite troupe a d’ailleurs tendance à faire ce que tous les chats font, c’est-à-dire, tout pour nous rendre dingues. À l’instar de notre bon gros matou qui vient nous taper sur les nerfs en se couchant sur le clavier, histoire de se mettre à l’endroit le moins confortable et le plus inconvenant possible, ces mignons suiveurs viennent souvent se poster entre l’avatar et les ennemis. Étant donné que la touche pour ramasser les chats et celle pour attaquer est exactement la même, on se retrouve fréquemment à ramasser un de ces casse-pieds en plein milieu du combat. Ou encore, parfois, ils viennent se mettre pile au bord d’un précipice. Il suffit alors de les effleurer pour que l’une de ces têtes de nœud tombe et meurt lamentablement. Je dois avouer que je ne sais pas si c’est fait exprès ou non, mais en tout cas, ça colle bien à cette vile engeance.

Pas folle la bête !

Concernant les ennemis, le développeur a fait preuve d’ingéniosité. On n’a pas vraiment l’impression de se battre contre les mêmes ennemis, alors qu’en fait, il s’agit souvent des mêmes skins de rats, mais assortis de masques ou d’accessoires différents. Ainsi, on se bat contre des rats mineurs, des rats aztèques, des rats cannibales, des rats zombies, etc. Sincèrement, l’illusion est bluffante. felis5Si j’ai remarqué assez vite qu’il s’agissait des mêmes ennemis, je n’ai jamais vraiment ressenti de lassitude. La seule chose que l’on pourrait leur reprocher, ce sont leurs patterns qui sont systématiquement identiques. Enfin, rassurez-vous, l’on n’affronte pas que des rats, il y a aussi des yeux qui volent et qui envoient des boules de feu, des ours et d’autres joyeusetés.

Il faut également ajouter que le jeu est assez difficile. Il arrive de temps en temps que quelques dizaines d’essais soient nécessaires pour passer l’un ou l’autre niveau. En effet, il est parfois assez compliqué par exemple de bien gérer les sauts, on se retrouve donc mort au fond d’un trou et accompagné de nos trois chats. Les petites imprécisions mentionnées plus haut participent bien sûr également de cette difficulté.felis6

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Felis
7
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