Beaucoup de joueurs se sont déjà essayés à Dead Island. Vous voyez ? Ce jeu où il est possible de découper du zombie en maillot de bain à coup de… de… d’à peu près tout ce que vous trouvez. Chacun son fétiche… Eh bien Techland a remis le couvert avec un open world dopé aux amphétamines. Dans Dying Light, on court, on saute, on frappe, on tombe (souvent) et on se chope une septicémie au détour d’une ruelle.

« Je vois des gens qui sont morts »

Dyinglight3Malcolm Crowe et son jeune ami Cole Sear n’ont qu’à bien se tenir. Ici, pas besoin de sixième sens pour voir des morts. Ils sont partout ! Dans les rues, dans les maisons, dans les voitures, sous les voitures et sur les toits (sur les toits ?!). Des jeux de zombies, il y en a des tonnes. La plupart peinent d’ailleurs à convaincre. Mais chez Techland, on a compris que les zombies, c’est has-been quand on ne propose pas un petit plus. Dans Dead Island, c’était la fête du bikini. Le cocktail zombies + maillot de bain et ambiance exotique donnait un petit côté décalé assez plaisant. Le studio avait d’ailleurs clairement misé sur ce décalage dans la bande annonce controversée du premier opus (ici). Dans Dying Light, la recette est simple : un peu de parcours, des zombies, deux cuillères à soupe de complot et de trahison, le tout dans un shaker, on secoue et c’est prêt.

Arrivée à Haran

Dying Light commence sur les chapeaux de roue et nous en met plein la vue avec des graphismes léchés. Le temps d’une petite introduction dans un avion militaire et on comprend rapidement que l’on incarne un agent du GRE (Global Relief Effort), une organisation prétendument humanitaire qui envoie des cargos pleins de nourriture, d’eau et d’Antizin (produit empêchant les gens de se transformer en zombie). Notre mission, si toutefois nous l’acceptons : retrouver un dangereux criminel super vénère parce qu’il en veut au GRE pour la mort de son frère. Il aurait volé des dossiers très importants qui contiennent des données permettant de trouver un remède au virus qui sévit à Haran (lieu où se déroule l’intrigue). Manque de pot, les données sont incomplètes et, utilisées telles quelles, causeraient une catastrophe.

Dyinglight4Tout le briefing se fait pendant que notre avatar, Kyle Crane, saute en parachute au dessus de la zone de quarantaine (les réunions lambda autour d’une table c’est chiant). Il ouvre donc son parachute et rate lamentablement son atterrissage. Ceci n’aurait pas été un problème si la ville avait été infestée de poneys… mais pas de bol, elle est remplie de zombies. Notre ami Kyle se ramasse donc joyeusement le faciès sur le trottoir et lève les yeux pour voir de sympathiques personnages avec une forte volonté de lui péter les rotules. Crane sort donc son arme de service histoire de les décourager. Chose étrange, ils ont plus peur de ce qui pourrait être attiré par les coups de feu que par l’arme elle-même. Ils s’empressent donc de lui mettre un gros coup de bâton en pleine face. Suite à quoi, décision logique, Kyle en descend un. Les compagnons du défunt se barrent alors à toute vitesse vu que le coup de feu a attiré des poneys… ou des zombies… peu importe, les deux me filent des sueurs froides. Le ton est donné, ici, pas de pitié ! La moindre erreur sera fatale.

Après une morsure quelque peu désagréable, il est sauvé par des autochtones et va pouvoir commencer à collaborer avec eux en enchainant des missions toutes plus dangereuses (et parfois plus stupides) les unes que les autres.

Vers l’infini et l’au-delà… surtout l’au-delà

À partir de là, on incarne véritablement son avatar. Grâce à un tutoriel déguisé, on apprend à se déplacer dans Haran en mode banlieue 13. On apprend à courir, sauter, s’accrocher et j’en passe, histoire de ne pas se faire mordre directement les miches par ces coquins de zombies. Le système de déplacement est relativement fluide même s’il faudra attendre d’avancer dans l’arbre de compétences pour véritablement prendre son pied. Sauter de 45 mètres de haut n’est pas un problème si vous atterrissez dans des ordures ou des bennes. En effet, par une sombre sorcellerie, les ordures annulent les effets de la gravité et vous empêchent de vous blesser. Don’t do this at home, ça ne marche pas, j’ai essayé. Dans l’ensemble, le système de déplacement est vraiment agréable bien qu’il ne soit pas aussi jouissif que celui de Mirror’s Edge. Des petites imprécisions sont à noter mais elles restent minimes et le plaisir est souvent au rendez-vous.

Dyinglight7

L’arbre de compétence se décline comme suit :
– Une branche agilité qui permet de progresser dans la pratique du parcours ;
– une branche puissance permettant de mettre des grosses tatanes aux zombies les plus récalcitrants ;
– une branche survie qui se remplit quand on effectue des missions et quand on ramène du matériel dans des camps de survivants;
– une branche légende qui permet de continuer à faire progresser notre perso quand on parvient à monter au maximum une des trois compétences ci-dessus.

Le système de progression de Dying Light est plutôt facile à comprendre. On progresse relativement vite, surtout dans la branche agilité vu que l’on passe notre temps à courir et à sauter partout. Petit point qui peut se révéler frustrant : la branche survie. Chaque mort est sanctionnée par une perte plus ou moins importante de points de survie. Il arrive souvent que l’on ne voie pas (et n’entende pas !) arriver une horde de zombies qui vient pour faire une barbecue-party avec notre cadavre. Bye bye les points de survie.

Et je tape, tape, tape, c’est ma façon d’aimer

Dyinglight2Les mécaniques de combat sont relativement similaires à Dead Island. Il est toujours plaisant de mettre un gros coup de batte de baseball dans la face d’un zombie un peu trop insistant. Les dégâts sont plus ou moins bien localisés ; il est dès lors possible de cibler l’arrière du genou d’un ennemi histoire de lui faire perdre l’équilibre. Cependant, au début de l’aventure, on a un peu l’impression de frapper dans le vide étant donné que les armes que vous possédez sont assez faibles, voire carrément inutiles. Il faudra attendre d’avancer un peu dans le jeu pour pouvoir déglinguer du zombie à tour de bras.

Il est possible de donner des coups légers, lourds et le système d’esquive est plutôt bien foutu. Bref, on se laisse vite emporter par la violence et le dynamisme des affrontements. Les armes au corps à corps sont variées. On déplore par contre une gamme d’armes à feu relativement limitée.

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le Z…ombie

Le vrai, le faux, le laid, le beau, le dur, le mou qui vous fout un coup. Des zombies, il y en une ribambelle. Il y a bien sûr les zombies basiques, les marcheurs. Lents, foncièrement stupides et faibles quand ils sont seuls, ils sont relativement fun à combattre. Il est possible de les faire voler dans tous les sens sans trop de difficultés, les plus sadiques d’entre-nous pourront donc s’en donner à cœur joie (je plaide coupable).

Ensuite viennent les virulents. De belles saloperies qui ne manqueront pas de vous courser et de vous surprendre un peu partout. Ils courent, grimpent et vous hurlent dans les oreilles. Au début du jeu, vous aurez tendance à les fuir. Mais après un moment, il sera tout simplement jouissif de leur mettre un beau soufflet en s’écriant « fer-me-LA » ! Il y a encore quelques autres types d’ennemis comme les cracheurs, les enflures (heu les enflés), les survivants (tout le monde n’est pas gentil) et bien d’autres. Cependant, les ennemis qui vous causeront le plus d’ennuis viendront la nuit.

Ça va être tout noiiiiir !

Un cycle jour/nuit a été implémenté. Même si cela semble relever plus du gadget qu’autre chose, c’est bel et bien là un élément clé du gameplay. Pendant la nuit viendront en effet les rapaces. Des bestioles moches et dégueulasses qui, en plus d’infliger beaucoup de dégâts et d’être très résistante, sont extrêmement rapides. Face à un rapace, vos chances de survie s’amenuisent comme neige au soleil. Les rencontres se passent souvent de la même manière. On entend le bruit caractéristique de ces abominations et on se met à courir. S’en suit alors une course-poursuite effrénée.

L’adrénaline monte au fur et à mesure qu’on les entend se rapprocher. Rapides, ils parviennent parfois (souvent) à nous mettre un petit coup de griffe dans le dos qui nous rappelle que nous ne sommes rien de plus qu’un bout de viande. L’ambiance nocturne est stressante et vraiment convaincante. Les rapaces parviennent à nous donner froid dans le dos. Pendant la nuit, la survie étant bien plus compliquée, les points d’xp sont doublés, ce qui pousse d’ailleurs les joueurs à sortir à ce moment-là.

Histoire et challenge

L’histoire de Dying Light est une histoire bateau comme on en voit souvent. Un agent spécial a une mission. Cette mission cache quelque chose. C’est un grand héros, bla bla bla… Vous l’aurez compris, si vous cherchez un jeu avec un scénario profond et intéressant, passez votre chemin. L’histoire n’est pas convaincante. Il n’y a pas vraiment de rebondissements et il est compliqué de s’attacher à un personnage autre que Kyle. Les doublages français en carton pâte n’aident d’ailleurs pas. Mieux vaut jouer avec les voix anglaises. Il y a de nombreuses quêtes annexes et challenges un peu partout à travers Haran venant rallonger la durée de vie ; certaines sont tout simplement géniales alors que d’autres sont frustrantes et sans intérêt.

Dyinglight6Vous vous surprendrez souvent à ne pas faire de quête et à juste courir dans tous les sens, sans but, à tataner du zombie juste par plaisir. C’est en effet dans le gameplay pur et dur que réside l’intérêt de Dying Light. On aura tendance à se balader dans un open world bien fourni au lieu de vraiment suivre les quêtes. La challenge sera quant à lui au rendez-vous dans les difficultés plus élevées ; il sera parfois bien compliqué de survivre face aux nombreux trucs infects qui voudront vous faire la peau, surtout au début du jeu.

APERÇU DE REVUE
Note
8/10
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