Akihabara, un lieu mythique pour les amoureux du Japon. Et pour cause, ce quartier de Tokyo, célèbre pour ses magasins d’électronique et ses mangas, fait fantasmer des générations entières de mordus de culture japonaise. Faute de pouvoir vous y amener en vrai, Akiba’s Trip : Undead & Undressed se propose de vous y transporter virtuellement, à la condition que vous acceptiez de nettoyer les rues d’Akihabara. Les ordures ? Des vampires.

Mettez-les tous à poil

Vous l’aurez donc compris, Akiba’s Trip : Undead & Undressed prend place dans les ruelles d’Akihabara. Le héros du jeu – auquel vous aurez au préalable donné un nom – se retrouve kidnappé par un mystérieux groupe. Ligoté à une table d’opération par un certain Dandy, le vilain de l’histoire, lui promettant un destin de Magaimono – c’est-à-dire une sorte de vampire malfaisant et puissant -, il est sur le point de subir toute sorte de monstruosités quand arrive la belle Shizuku pour le sauver, le réanimer et le soigner, en mêlant son propre sang à celui du héros. Une fois les présentations faîtes, on apprend qu’il s’agit d’une Yagami, à savoir une vampire chasseuse de vampires, et qu’en lui donnant son sang, elle a transformé le héros en la même créature qu’elle. Il n’en fallait pas plus pour unir les deux protagonistes qui rejoignent le groupe d’intervention d’Akihabara dont l’unique but est d’éradiquer les vampires des rues de Akihabara.

Pour ce faire, il faudra suivre l’unique règle concernant les vampires : ils ne supportent pas la lumière. Ainsi, afin de les trouver et les vaincre, il faudra désaper les passants pour les mettre en slip ou en petite culotte afin de voir s’ils fondent au contact de la lumière ; un concept qui se révèle assez intéressant et amusant aux premiers abords. Il faut en effet le reconnaître, déshabiller les citadins, vampires ou non, à coup de pieds et de poings s’avère assez jouissif et fun. Cela devient cependant rapidement répétitif et rébarbatif, ce qui est assez dommage puisque l’originalité du jeu et son intérêt sont en grande partie basés sur ce concept.

Le système de combat, aux premiers abords efficace, montre vite ses limites. Le héros dispose de trois coups différents : les attaques hautes, les attaques au corps et les balayettes. Les dégâts étant localisés, il faudra varier ses coups afin d’espérer pouvoir déshabiller l’adversaire. En effet, castagner un ennemi permet, en quelque sorte, d’ »affaiblir » ses vêtements (l’habit dépend de la partie du corps visée) avant de les lui arracher. Suivra ensuite un QTE qui plaira aux joueurs les plus coquins puisqu’il faudra désaper un maximum de personnes jusqu’à ce que tout le monde s’évanouisse devant tant de nudité. De quoi faire pleuvoir pas mal de XP, en plus des vêtements. Ce sera l’occasion de récupérer de l’argent et de nombreux objets qu’il est possible ensuite de revendre ou d’utiliser pour équiper son personnage. Chaque équipement trouvé sur un ennemi étant potentiellement récupérable, cela donne des possibilités de personnalisation assez nombreuses qui ne viendront pas seulement modifier notre apparence mais aussi augmenter nos compétences.

Malheureusement, comme on l’a déjà évoqué plus haut, le système de combat devient vite répétitif et perd une grande partie de son intérêt. Le tout n’est en plus pas aidé par des animations très rigides, une caméra qui n’en fait qu’à sa tête et des combats qui deviennent rapidement brouillons et illisibles, à tel point qu’on préfère éviter de se battre inutilement. En outre, la difficulté du jeu augmentant avec les chapitres (et pas toujours proportionnellement), il sera nécessaire d’effectuer des missions secondaires afin d’empocher de l’oseille et des items visant à améliorer son personnage. Celles-ci se révèlent également très répétitives, d’autant plus que l’I.A. est en dents de scie, le comportement de nos alliés lors des combats en est d’ailleurs la représentation parfaite : une fois utiles et décisifs, nos compagnons seront, la fois d’après, des boulets..

Akihabara, comme si on y était

Outre sur son gameplay, Akiba’s Trip : Undead & Undressed mise son originalité aussi sur son scénario. Ne se prenant pas au sérieux une seule seconde, il s’agit plus d’une parodie du milieu Otaku – qui réserve d’ailleurs quelques moments plutôt comiques – qu’une vraie histoire à part entière. Les joueurs pourront également influencer le déroulement du scénario en fonction de leurs choix lors des phases de dialogue. Ainsi, il sera par exemple possible de se lier d’amitié (et plus, si affinité) avec certains personnages tandis que plusieurs fins sont disponibles. En théorie, entre quêtes principales et missions secondaires, Akiba’s Trip : Undead & Undressed propose une durée de vie assez conséquente. En pratique, cependant, le jeu se révélant beaucoup trop répétitif, le joueur abandonnera l’aventure bien plus tôt.

Si Akiba’s Trip : Undead & Undressed peine à convaincre avec son gameplay limité et répétitif, force est de constater qu’un véritable effort a été fourni sur la modélisation d’Akihabara. Malheureusement, cette impressionnante reproduction est gâchée par des graphismes particulièrement datés. On se retrouve en effet avec des animations rigides, des couleurs fades, une modélisation des personnages ridicule, de l’aliasing et des bugs de collision à gogo. Techniquement à la ramasse donc, le titre se rattrape heureusement avec ses cinématiques assez bien réalisées et sa bande-son correcte, surtout au niveau des doublages. On déplorera cependant des temps de chargement trop fréquents, parfois sans aucune raison apparente…

APERÇU DE REVUE
Note
4
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