The Girl and the Robot, les 1001 nuits mécaniques

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The Girl and The Robot est un titre paru le 18 août 2016 et développé par le studio Flying Carpet Games. Le nom du studio nous donne déjà des indications sur l’orientation que prend le titre. En effet, l’univers de The Girl and The Robot semble fortement inspiré du conte des 1001 nuits. Aux commandes d’une jeune princesse, on progresse dans un monde aux reflets orientaux qui nous fait voyager.
tgr8Le début du jeu commence tout en douceur. Une petite cinématique nous montre une jeune fille qui semble prisonnière. Soudain, un oiseau bleu, bleu royal dirais-je même, passe par la fenêtre. Elle s’empresse alors de le soigner et de le relâcher, le tout dans un décor très « sablonneux ». La gamme de couleurs que l’on découvre rappellent presque toutes le désert, la chaleur et l’architecture orientale. Au bout d’un moment, la jeune fille rencontre un robot qui lui prête immédiatement allégeance. C’est donc après un adoubement express que nous commençons véritablement l’aventure aux commandes des deux protagonistes.

On remarque bien vite que les paroles n’ont pas leur place dans ce titre. L’héroïne ne parle pas, et il en va de même pour les autres personnages. Tout se découvre par le truchement de l’image, du visuel. tgr6C’est assez contradictoire quand on compare le jeu avec le conte dont il tire ses influences. Le conte des 1001 nuits nous présente Shéhérazade qui, par la force des mots, parvient à survivre. Elle ne s’arrête jamais de parler, car ce serait synonyme de mort. The Girl and The Robot est loin de suivre la même logique.

L’histoire se déploie sous un voile de mutisme. La musique et les images sont les seules informations dont on dispose pour nous immerger dans l’histoire. Bien que la première cinématique commence très bien, certaines maladresses sont tout de même à noter. Dans un premier temps, s’attacher aux héros reste difficile. L’absence totale de dialogue rend la découverte du caractère des personnages malaisée et n’aide pas vraiment à entretenir la curiosité du joueur. En effet, les protagonistes ne sont, au départ, pas très intéressants.

tgr9Par contre, au fur et à mesure du jeu, on découvre une autre forme de narration à force d’observation. Dans le décor, on découvre des tableaux qui nous content une histoire fortement liée aux évènements du jeu. On comprend vite par exemple, en comparant la tenue de notre personnage principal à la jeune femme que l’on voit dans les œuvres qu’il s’agit peut-être de la même personne. C’est à partir de ce moment-là que notre curiosité de joueur commence à être fortement piquée.

Un gameplay grippé

Le gameplay de The Girl and tgr3The Robot est quelque peu rigide. En effet, la caméra reste fixée dans le dos du personnage que l’on contrôle, peu importe ce que l’on veut accomplir. Dans les endroits vastes, pas de souci à noter, mais dans des couloirs exigus par exemple, la caméra prend des allures infernales.

Mais ce n’est pas tout. Dans ce titre, on contrôle deux personnages. Pour les deux, le mode de déplacement par défaut est la marche. Ce qui fait que si l’on veut avancer à une vitesse décente, on doit impérativement bloquer le pouce droit en appuyant sur « x » (manette Xbox). De plus, les changements de direction étant terriblement rigide, il n’est pas rare de retrouver notre personnage en train de courir le visage à moitié enfoncé dans un mur…

La fille peut sauter, passer par des passages exigus et activer des mécanismes. Le robot quant à lui s’occupe de la castagne. Le système de combat est assez frustrant car il demande une vraie maitrise du timing de frappe. tgr4Il faudra donc un peu de temps pour « ressentir » le moment où l’on peut attaquer. Tout ceci est relativement compliqué à cause du délai, trop long, entre l’instant où l’on appuie sur la touche et l’attaque de notre avatar. Mais pas de panique, une fois ces délais maitrisés, la progression s’en trouve grandement facilitée.

La possibilité d’incarner à souhait l’un ou l’autre personnage donne évidemment lieu à des énigmes basées sur cette mécanique. On aura donc des doubles boutons, des leviers accessibles pour un seul des personnages, etc. En dépit de leur côté basique, les énigmes restent plaisantes. Toutefois, il faut noter que certaines ne présentent pas de grand intérêt et sont un peu longuettes, mais celles-ci sont minoritaires.

Les graphismes quant à eux font plutôt plaisir à la rétine. Ils renvoient à un univers de contes de fées cohérent qui nous fait voyager. On prendra donc plaisir à découvrir les différents décors tgr10qui, en dépit de leur simplicité, parviennent à rendre un monde aux influences riches.
Le dernier bémol réside dans la durée de vie. Il est possible de terminer le jeu en 1h30 – 2h, ce qui reste assez peu quand on compare avec les autres productions. Mais c’est suffisant pour permettre une expérience vidéoludique agréable.

APERÇU DE REVUE
Conclusion
7
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