Test : Stories : The Path of Destinies

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Stories : The Path of Destinies

Stories : The Path of Destinies est un titre paru le 12 avril 2016 et développé par Spearhead Games. C’est un jeu d’aventure original, pourvu d’un gameplay aussi vif que les couleurs du monde dans lequel on évolue. Il dispose d’une narration singulière qui nous accompagne tout au long de notre épopée, un véritable conte de fées narré comme tel.

Piiiiiirate

On commence face à un livre. Pas trèsStoriesPath4 original me direz vous, mais ce bouquin a quelque chose de spécial : il permet de contrôler sa destinée. L’histoire, bien que sympathique, ne casse pas trois pattes à un renard. Le personnage principal, un renard roublard appelé Reynardo, est un corsaire du ciel qui a pris sa retraite. Vous l’aurez compris, il s’agit de notre avatar. Le monde est contrôlé par un empereur bienfaisant qui… ne reste pas bienfaisant très longtemps. C’était là un bien gentil monsieur qui construisait des hôpitaux et des universités. Seulement voilà, en bon gouvernant omnipotent, il s’est mis à faire des coupes claires parmi la population avec cimetières sauvages, sacrifices humains les nuits de pleine lune et volonté de devenir immortel à la clé.

Pour devenir l’homme le plus puissant du monde, la recette est simple. Il faut, non pas remporter les élections américaines, mais bien trouver des livres magiquement magiques et puissamment puissants. Mais c’était sans compter sur des bibliothécaires engagés qui se sont empressés de cacher les livres. Pas de pot, ils n’étaient pas syndiqués, donc leur commerce a cramé. Mais pas de panique, pour aider la rébellion, un enfant dont le courage n’a d’égal que sa bravoure a volé un de ces livres. Notre renard fendard est bien sûr contre cette idée, c’est trop dangereux, et puis lui, il est retraité pardi. Serait-il du genre froussard-salopard ?

StoriesPath3Eh bien non ! Il a promis à la mère du gamin de le protéger. Évidemment, jeune âge oblige, le petiot n’écoute rien et n’en fait qu’à sa tête. La rébellion, il n’y a que ça de vrai. Lui, c’est un dur à cuire, personne ne lui dira quoi faire. Il part donc seul dans sa croisade. Dans un pays en guerre, ce genre de décision pourrait mal tourner mais ici, nous sommes dans un conte de fées. Donc l’enfant court, échappe à Reynardo et aux méchants, tout ça sans une égratignure, jusqu’à ce qu’il tombe sur un vraiment méchant et finisse par… être réduit en cendre ; pas si dur à cuire en fin de compte… Tous les bons contes de fées commencent après tout avec la mort d’un enfant, sinon, c’est pas drôle.

Alors, notre ami renard ramasse le livre sur le petit tas de cendre, autrefois un enfant en bonne santé plein de promesses et d’espoirs, et l’histoire commence. S’ensuit une prise de conscience qui conduira notre avatar à décider d’aider la rébellion en mémoire du petit braillard.

Le fabuleux destin d’A… de Reynardo

Dans Stories : The Path of Destinies, tous les choix ont une influence directe sur la suite des évènements. À des moments clés, le jeu vous permet d’opérer un choix crucial. Tuer, ne pas tuer, libérer ou préférer aller chercher une arme de destruction massive, le joueur est seul aux commandes. Il y a plus de 20 fins différentes. Après chaque fin, on reprend le livre ainsi que notre destin depuis le départ. Reynardo devra apprendre 4 « vérités » pour se défaire de son funeste fatum et pouvoir s’en sortir avec le beurre, l’argent du beurre et partir avec la crémière. Petit veinard.StoriesPath5
Ce principe est très intéressant du point de vue du gameplay. Cependant, ce genre de mécanique est assez risqué car l’ennui n’est jamais loin. En effet, malgré certaines lignes de texte qui sont modifiées au fur et à mesure que l’on découvre de nouvelles chutes, le jeu s’engouffre dans une insondable répétitivité. Même si au départ découvrir les moult fins se révèle amusant, l’intérêt se tasse peu à peu. Les niveaux se répètent inlassablement et l’exploration devient alors inutile. Celle-ci permettant principalement de trouver des gemmes d’amélioration et des matériaux pour crafter des épées, elle perd vite de son sens vu que l’on arrive rapidement à tout crafter et à tout trouver.

StoriesPath2Quelque destin que l’on se forge, toute l’aventure nous est contée par une seule personne. Elle joue le rôle de narrateur mais aussi celui des personnages, comme un père le fait lorsqu’il raconte une histoire à ses enfants avant d’aller dormir. Le tout est ponctué de remarques hilarantes à la limite de briser le 4e mur ; les règles sont constamment détournées.

Le narrateur justifie de temps à autre des actions qui, quand on y réfléchit, n’auraient aucun sens dans la vie réelle. Il commente par exemple nos actes alors qu’on laisse libre cours à notre folie destructrice en se défoulant sur de dangereuses caisses et des vases impitoyables pour trouver des matériaux : « Reynardo haïssait les objets inanimés, c’était plus fort que lui ». Toutes nos réussites… et tous nos échecs sont accompagnés par un narrateur omniprésent et omni-marrant.

RPG

L’aspect RPG est assez fouillé : un arbre de compétences, des points d’expérience et du craft. L’arbre de compétences permet de varier le gameplay ; Reynardo se souvient petit à petit de ses anciennes capacités et varie ainsi ses attaques. Les combats sont dynamiques et vraiment agréables à prendre en main. Le système de combat rappelle d’ailleurs celui des Batman de la série Arkham : on frappe, on esquive et on contre.

StoriesPath6La palette d’ennemis est par contre relativement limitée. Des unités basiques, des unités basiques avec un bouclier et le groupe des mago-buffeurs, mais rien de plus, pas d’autres ennemis ni de boss. Dans un jeu RPG-Aventure comme celui-là, c’est un vrai problème. Au bout d’un moment, on finit par avoir l’impression de tourner en rond malgré une bande-son intéressante et une narration à nulle autre pareille. Obtenir toutes les fins implique d’endurer tous les niveaux un nombre incalculable de fois, et ce, contre les mêmes ennemis et avec une narration certes exceptionnelle mais répétitive.

APERÇU DE REVUE
Note
7.5/10
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