Flat Kingdom est un titre sorti le 7 avril 2016 et développé par Fat Panda Games, un studio mexicain. C’est un jeu de plateforme en 2D dont le monde se trouve menacé par l’arrivée de la 3D. On y incarne un petit personnage à la géométrie étonnante (c’est le cas de le dire) qui tente de sauver une princesse kidnappée et, par la même occasion, de remettre de l’ordre dans un monde en pagaille.

Un royaume qui tombe à plat ?

FlatKingdom2Comme tout bon jeu qui se déroule dans un royaume enchanteur, la narration débute au moyen d’un bouquin, astuce éculée s’il en est, mais ici, ça marche. En effet, on découvre l’histoire grâce à un livre à déplier (monde tout plat oblige). Autrefois, c’était le chaos, mais grâce à quatre précieux (des joyaux), l’ordre fut restauré. Si l’un d’entre eux venait à être volé, le chaos submergerait le monde.

Mais naturellement, l’ordre ne devait pas durer. Ici aussi, il y a un méchant. Fort d’une réputation désolante, le renard se voit une nouvelle fois attribuer le mauvais rôle. Ce renard méphistophélique subtilise les joyaux, mais également la princesse… Dans le sens littéral du terme… Il arrive, prend un gros sac, et la met dedans. Personnellement j’aurais pris un trolley, c’aurait été moins lourd… enfin soit. Pourquoi voler les joyaux et se faire le trolley, heu la malle avec la princesse ? Mais parce qu’il est malfaisant pardi ! Cela peut paraitre caricaturé, mais c’est réellement l’image qu’il renvoie au départ. Bien sûr, l’histoire se complexifie un poiluchon plus tard dans le jeu.

Le roi appelle alors notre avatar, nommé « Flat », à la rescousse. C’est un personnage minuscule et grisonnant qui a la capacité de se transformer. Il peut prendre la forme d’un carré, d’un rond ou d’un triangle. On ne sait pas pourquoi, mais c’est comme ça. Illogique me direz-vous… Pas de contexte me direz-vous… IMPOSSIBLE me direz-vous ! Permettez-moi d’avoir un autre avis. Si l’hemeroplanes triptolemus (Google est votre ami) peut se déguiser en serpent, alors ce petit bonhomme peut, pour ma part, se transformer en tout ce qu’il veut !

Un gameplay au triforceps

FlatKingdom4Le jeu repose sur une règle de trois (mathématique, toussa toussa) : le cercle, le triangle et le carré. Chaque forme apporte ses avantages. Carré, Flat devient très lourd et peut ainsi plonger sous l’eau ou ne simplement pas bouger lorsqu’il y a du vent. Rond, il peut faire un double saut. Ne me demandez pas pourquoi, ce n’est pas parce que j’ai joué au jeu que j’en connais un rayon. Et puis, donner une explication serait diamétralement opposé à la logique du jeu, tout est une question de gameplay. Et enfin, en forme de triangle, Flat est très léger et peut courir très vite.

Le jeu nous explique rapidement que les ennemis ont aussi une forme particulière. Ce détail est en fait très loin d’en être un, car c’est là la clé du gameplay. Le titre nous propose un système similaire aux mécaniques force-faiblesse élémentales : le triangle bat le rond, le rond bat le carré et le carré bat le triangle. Cependant, il faut noter qu’aucune justification ne nous est donnée. C’est comme ça et pas autrement. En cherchant un peu, on pourrait se dire que Flat résulte d’un processus de sélection naturelle et que ses changements de formes lui donnent un avantage évolutif, mais peut-être irait-on un peu loin. Cependant, vu le monde dans lequel il vit, cette explication serait crédible.

Le gameplay nous est donc imposé sans justification aucune, mais force est de constater que cela fonctionne. Et puis, quand on voit un Sonic ou un Mario, on se rend compte que le contexte n’est pas très important.FlatKingdom3

Math un peu ces graphismes

Très vite, on remarque les graphismes anguleux et colorés. Tout tourne autour des formes géométriques, et ce, sans jamais tourner en rond. Et vu qu’il n’y a pas vraiment de contexte, tous les environnements restent cohérents. On est assailli de couleurs et de formes, sans jamais avoir la nausée. La direction artistique est tout simplement parfaite. Après Flat Kingdom, le savoir-faire des développeurs est clair, CQFD !

La bande-son est, quant à elle, assez convaincante. Les musiques rappellent de temps en temps Super Mario Sunshine. Entrainantes et collant parfaitement à l’univers du jeu, elles donnent un coup de fouet aux joueurs et dynamisent l’ensemble.

Flat Kingdom, parabole de la facilité

FlatKingdom6Flat Kingdom est, dans l’ensemble, assez simple. Bien que les différents boss offrent parfois un peu de challenge, une fois que l’on a compris leur point faible, il suffit d’en tirer parti. De plus, encore une fois, leur point faible ne repose que sur les formes géométriques. Un carré, un triangle ou un rond apparait simplement sur une partie de leur corps et il suffit d’agir en conséquence. Au début du combat, les boss nous font généralement la tête au carré, étant donné que l’on ne connait pas encore leurs patterns. Mais une fois qu’on les a identifiés, il devient assez simple d’éviter leurs attaques.

Flat obtient de temps à autre de nouveaux skills qui viennent apporter un supplément de variété au jeu. Dans chaque niveau, on rencontre de nouveaux ennemis, et il faut alors comprendre comment les battre. Comme le jeu repose sur les formes, il faut identifier la leur, ce qui n’est pas toujours simple. Souvent, on se retrouve à se jeter comme une brute sur eux pour déterminer ce qui fonctionne, car on ne distingue tout simplement pas de forme particulière.

Le level design est assez bien pensé. En général, la progression est fluide, car les éléments sont disposés de manière assez intuitive. Il suffit alors de suivre le mouvement. Naturellement, il est également possible de ne pas simplement suivre le niveau de manière mécanique afin de partir à la recherche de secrets cachés aux quatre coins des niveaux.

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