Note : Brave Men’s Blood est la suite de City State, sorti en 2011. Il n’est cependant pas nécessaire de l’avoir regardé pour comprendre les évènements du film.

Après avoir cartonné au box-office islandais, Brave Men’s Blood (Borgríki 2, en version originale) débarque en Belgique via la plateforme de distribution VOD de Walk This Way. L’occasion de se (re)plonger au cœur d’un polar inspiré des romans noirs scandinaves où le bien et le mal s’entremêlent au sein d’un système gangréné par la corruption.

Fils d’un ancien policier de renom, Hannes Arnason (Darri Ingolfsson) peine à faire ses preuves dans la police. Recalé par les forces spéciales, le jeune et ambitieux policier intègre alors le département des affaires internes où il se retrouve propulsé au sein d’une absconse histoire de corruption, impliquant le chef de la division anti-narcotique, qui menace aussi bien sa carrière que sa propre vie. Le décor est planté et on suit les aventures de Hannes Arnason qui tentera par tous les moyens de démanteler cette grande organisation criminelle dirigée par le baron de la drogue Sergej. Dans un monde où gangsters endurcis, flics ripoux et policiers honnêtes se battent pour leur survie, Hannes sera poussé au-delà de ses retranchements.

Comme susmentionné, Brave Men’s Blood s’inspire des romans noirs scandinaves. L’ambiance du film s’en retrouve dès lors inévitablement imprégnée avec une tension particulièrement intense et une atmosphère assez sombre, le tout saupoudré d’une réalisation léchée et maîtrisée et d’un casting de qualité. L’œuvre d’Olaf de Fleur Johannesson dépeint la descente aux Enfers d’un policier tentant de nettoyer un système contaminé par la corruption sans pour autant s’encombrer d’étiquettes inutiles. Ici, il n’y a en effet ni héros, ni méchants ; que des êtres humains qui tentent de survivre coûte que coûte. Une réalité qu’a essayé de transmettre le réalisateur aux spectateurs en humanisant les présumés bad guys. Pour ce faire, Olaf de Fleur Johannesson a recours à de nombreux sauts narratifs, passant d’un protagoniste à l’autre afin de mettre en exergue leurs différentes facettes (la famille jouant par exemple un rôle très important, aussi bien pour Hannes que Sergej).

Brave Men's Blood (Borgríki 2)

Il y a toujours plus méchant que soi

Si Brave Men’s Blood arrive à convaincre de par son intrigue prenante et son ambiance maîtrisée, le film déçoit cependant sur certains autres points. A commencer par des raccourcis scénaristiques parfois un peu trop faciles – et surtout frustrants – qui poussent les protagonistes à agir de manière totalement irréfléchie à certains moments de l’histoire. On déplorera également quelques longueurs et une narration un peu trop linéaire, heureusement atténuée par des rebondissements bienvenus – la fin du film étant particulièrement surprenante –  qui permettent de garder le spectateur en haleine. Enfin, il est dommage que la psychologie des personnages ne soit pas plus approfondie dans un récit qui aurait certainement gagné en complexité.

“Brave Men’s Blood dépeint la descente aux Enfers d’un policier tentant de nettoyer un système contaminé par la corruption sans pour autant s’encombrer d’étiquettes inutiles. Ici, il n’y a en effet ni héros, ni méchants ; que des êtres humains qui tentent de survivre coûte que coûte.”

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