Critique : Instinct de survie

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Après ses succès dans 4 filles et un jean, Gossip Girl et Adaline, Blake Lively nous revient de manière surprenante dans le film Instinct de Survie ; surprenante parce que l’actrice n’avait pas interprété ce genre de rôle jusqu’à présent, et pourtant, cela lui permet d’ajouter un autre film à sa liste de succès.

Elle interprète Nancy, une jeune femme, étudiante en médecine. Lorsque sa mère meurt d’un cancer, elle prend douloureusement conscience qu’il y aura des patients qu’elle ne pourra pas soigner et ne sait plus si elle veut continuer ses études. Elle décide alors de partir à l’aventure à Tijuana (Mexique) pour retrouver une plage liée à sa mère : d’une part pour leur passion commune, le surf ; d’autre part parce que c’est là-bas que sa mère a appris qu’elle était enceinte d’elle. Le problème est que personne ne sait comment s’appelle cette plage, qu’elle est peu fréquentée et qu’un terrible événement va s’y produire : Nancy sera attaquée par un requin.

Instinct de survie 1Le point fort de la trame est sans aucun doute que le spectateur est captivé sans peine par un récit banal. En effet, ce n’est pas la première fois qu’un héros se retrouve livré à lui-même face à un monstre marin impressionnant et que toutes ses tentatives pour survivre sont réduites à néant. Jusqu’à la dernière seconde, on se demande si Nancy va survivre et, évidemment, elle y parvient quand plus personne n’y croit. Pourtant, on se sent plongé dans l’histoire, et le suspense est présent du début à la fin. En effet, le film comporte de nombreuses musiques angoissantes, des plans incroyables nous permettant de voir sous l’eau et des caméras subjectives renforçant l’idée que c’est nous qui vivons cette tragédie. De plus, la manière dont Blake Lively joue la souffrance que ressent son personnage donne des frissons dans les jambes.

Par ailleurs, le décor dans lequel se déroule l’histoire fait rêver : magnifiques forêts mexicaines, échange culturel linguistique (Nancy est américaine et ne parle pas bien espagnol), mer transparente, fond marin digne de plongées, soleil inondant… On voudrait y être ! Lorsque Nancy va pour la première fois dans l’eau, qu’on la voit mettre sa combinaison sportive, que l’on entend son souffle lorsqu’elle commence à surfer, puis que l’on entend le bruit de la vague qui va la transporter, on ne peut s’empêcher de vouloir être à sa place ; du moins, si on est un amoureux de la mer… Ceci permet de mettre en évidence le fait que le film joue aussi sur le décor : lorsque Nancy se retrouve en détresse, le ciel bleu disparaît pour laisser place aux nuages gris, la mer bleu azur devient presque noire, le fond marin est menaçant, et la chaleur du soleil laisse place au froid. Une bonne technique pour aider le spectateur à s’immerger dans l’univers…

Instinct de survie 4Enfin, même si au départ le film est lent et que l’on met du temps à comprendre son but, on découvre, derrière la banalité de la trame, une morale tout aussi banale mais que l’on a besoin de se rappeler : il faut profiter des moments de la vie, ne pas oublier qui l’on est et rester proche de sa famille. En effet, malgré les événements qu’elle vit, Nancy avance et tient bon : lors de sa détresse, elle se motive à rester en vie, et une fois la tragédie terminée, elle retourne au Texas pour apprendre le surf à sa petite sœur, réalisant, après avoir frôlé la mort, l’importance de la famille. Elle poursuit aussi ses études de médecine parce que sa mère désirait que ses filles soient des battantes ; un bon moyen de lui rendre hommage…

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